Stop Pause

La musique de Cristina

« […] Tout d’un coup, en un instant, plus rien existe. Plus de salle. Plus de public. Plus rien que la seule présence du son […]. Je ne suis pas seul. C’est un dialogue qui m’a ravi aux conditions extérieures de l’existence. Qu’est devenue la salle ? Elle n’existe plus pour moi, car tout ce qui est matériel a fui. Et la perception visuelle des exécutants, la sensation auditive des instruments se sont muées par une transfiguration radicale, en un sentiment qui me transporte au-dessus de moi-même : l’extase. »
Denis Huisman, L’esthétique, PUF, Paris, Collection Que sais-je?, 1954, p. 77.

Voilà, définie d’un trait, la musique de Cristina : une rencontre, une œuvre qui est en même temps toutes les œuvres
et qui nous transporte vers les dimensions les plus inexplorées de l’être.
A l’endroit où le cri primal est en même temps les pleurs de la naissance, la joie de la vie et l’agonie des moribonds,
c’est là-bas où Cristina nous attend avec sa création musicale :
une poésie musicale, une musique poétique
qui nous transporte et nous transforme.
Nous rentrons du voyage qui a été pour nous sa poé-musique.
Nous ne sommes plus ce que l’on était auparavant ;
La transformation est l’empreinte indélébile de l’Ouvert, de l’Innommable.
Pacha Mama, la Mère Terre, nous berce :
Son chant cristallise dans l’air
Des mots-sons-bruits des éclats filants de lumière
Particules en suspension
La voix, poème et chant de Cristina nous appelle
Le destin circulaire recommence.



Ricardo Mandolini